Les Meillards

Dans le milieu du ski en Suisse, on se serre les coudes et on apprend les uns des autres. Didier Défago, qui a mis fin à sa carrière en 2015, est un conseiller précieux pour les skieurs actifs et pour les nouvelles générations. Avec ses manières joyeuses, il trouve toujours des mots encourageants quand on est dans une mauvaise passe. Il devient reporter extraordinaire pour OCHSNER SPORT.

Mélanie (20 ans) et Loïc (22 ans) Meillard, frère et sœur, se sont d’abord qualifiés pour les Jeux Olympiques. Peu de temps avant le coup d’envoi, Mélanie s'est blessée. Ils ont tous les deux de grandes ambitions pour l’avenir.

D: Qu’est-ce que ça vous fait d’avoir pu prolonger votre contrat avec OCHSNER SPORT pour 4 ans?

L: OCHSNER a été notre premier sponsor. C'est avec eux qu'on a fait nos débuts lors de nos premières courses FIS. Ça me touche beaucoup qu’on continue pendant les quatre ans à venir et qu'on puisse vraiment participer à la Coupe du Monde. C'est un gage de confiance entre nous.

M: Bien entendu, c’est merveilleux que ton sponsor continue à te soutenir même quand tu es blessée. Ça me motive encore plus pour retourner sur mes skis.

D: Tu as eu ta première blessure grave juste avant les Jeux Olympiques. Qu’est-ce que ça t’a appris?

M: Je crois que ce qui en ressort avant tout, c'est que je dois écouter mon corps. Parfois, on a un peu mal quelque part et on se dit que ça n’est pas grave, et on continue tout simplement l’entraînement. Mais je dois apprendre à mieux écouter mes impressions. Quand j’ai mal, je dois arrêter. Je connais mon corps et je sais quand je peux continuer et quand je dois arrêter. Je dois faire preuve de plus de cohérence.

D: Comment as-tu employé ta période de convalescence ? Est-ce que tu as pu vivre de beaux moments?

M: J’ai suivi un programme d’entraînement intensif avec de la rééducation, de la physiologie et du fitness. Mais j’ai aussi pris le temps de savourer d’autres belles choses. Je suis sortie avec des amis et j’ai pu faire tout ce pour quoi je n’ai d’habitude pas vraiment le temps en été.

D: Où trouves-tu l’énergie de retrouver ton niveau de fitness malgré tes déboires?

M: IJ’ai retrouvé la motivation de retourner sur mes skis tout de suite après ma blessure. Tout simplement parce que j’adore faire du ski. Être sur les skis, m’entraîner et faire la course.

D: Qu’est-ce qui t’a le plus manqué?

M: L’adrénaline ! Tu as envie d’y retourner et de retrouver les résultats que tu avais l’année dernière.

D: Profitez à fond de l’adrénaline tant que vous pouvez. (rires) Ça vous manquera certainement plus tard.  Loïc, qu’est-ce que tu as pensé de l’ambiance pendant tes premiers Jeux Olympiques à Pyeongchang? Qu’est-ce qu’il t’en restera?

L: C'est quelque chose de vraiment unique. On est entouré par tous ces autres sports et on est avec d’autres personnes qu'on ne rencontre pas dans la vie de tous les jours. C’était un véritable défi de se préparer pour un évènement de cette importance, lié à des attentes aussi élevées, de s’entraîner pour la course et d’ignorer tout le reste. Je ne veux pas me laisser intimider par les attentes du public et des médias. En fin de compte, toutes les courses reviennent au même. Quand on est sur la piste, il faut tout simplement descendre aussi vite que possible.

D: Qu'est-ce que tu veux améliorer depuis ton retour?

L: Je ne veux pas me laisser distraire par des pensées qui m’empêchent parfois de me concentrer. Je veux réussir à ignorer toutes les pensées parasites pour rester focalisé.

D: La saison 2018/19 est à nos portes. Quels sont vos objectifs?

M: Pour moi, l’objectif principal, c’est de revenir sur les skis. Après, on verra comment ça va. (rires)

L: Je veux continuer sur ma lancée de la saison dernière et monter de quelques places au classement international pour me rapprocher vraiment de la première place du podium.

D: Et qu’est-ce que vous pensez de la Coupe du Monde en Suède?

L: e pense que je serai certainement plus assuré et sûr de moi que les deux dernières années. Saint Moritz était notre première Coupe du Monde. Et en plus, sur notre territoire. (rires)

M: Faire une course chez soi ne veut pas forcément dire que c'était plus facile de réussir. On avait la Coupe du Monde en Suisse dans la poche, et Loïc les Jeux Olympiques. Je crois que ça va nous aider à mieux nous préparer pour les résultats et à vraiment nous donner à fond.

D: Merci beaucoup. Je n’ai plus qu’à vous souhaiter une belle saison et que vous atteigniez vos objectifs. Mélanie, je te souhaite d’être en pleine forme pour ton retour.

M & L: Merci beaucoup.

 


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