icons/order/deliveryCreated with Sketch. Envoi gratuit icons/order/return_in_storeCreated with Sketch. Retour gratuit en magasin icons/order/paymentCreated with Sketch. Tous les moyens de paiement courants
icons/arrows/arrow_default-smallCreated with Sketch.
OchnserSport_CarloJanka_Titelbild_Header_2019

PRÉPARATION MAXIMALE

Chaque saison de sports d’hiver comprend une période préalable qui a une influence décisive sur le déroulement des courses: la préparation. Elle est divisée en diffé-rentes phases. L’une d’entre elles sert au renforcement musculaire. C’est exactement durant cette phase que nous avons rencontré le skieur Carlo Janka et son entraîneur Michi Bont à la salle de musculation.

TEXTE BIRTE MUSSMANN | PHOTOS JANOSCH ABEL

Carlo Janka fait ses exercices avec calme et concentration sous la supervision de l’entraîneur Michi Bont. Aujourd’hui, le programme d’entraînement comprend le renforcement musculaire de la région dorsale. L’entraînement a lieu dans la galerie aménagée d’un ancien entrepôt. Kettleballs, hal-tères, bandes de résistance, station de tirage de corde et bien plus encore: tout ce qui fait brûler les muscles se trouve dans cette salle de musculation. Malgré un entraînement empreint de concentration, l’ambiance est détendue. Entre les exercices, on plaisante et on rit. Un aspect important, parce que sans plaisir, le concept de sport professionnel ne fonctionnerait pas. Un nombre immense de défis attendent les athlètes au cours de leur carrière professionnelle. Carlo Janka le sait aussi. L’un des plus grands défis de la carrière de Carlo est (malheureusement) une blessure typique d’un skieur de haut niveau: peu avant les Jeux Olympiques d’hiver 2018, le skieur de 33 ans a subi une rupture du ligament croisé du genou droit. Afin de ne pas mettre en danger sa participation aux Jeux Olympiques, il a décidé de renoncer à une opération et a effectué un programme de rééducation difficile en un temps record. Après seulement six semaines, il était de nouveau sur les skis.

«C’est le problème en tant qu’athlète professionnel: en fait, tu n’as pas le temps d’être blessé. Et dans ce cas, la durée était vraiment minime. Je suis très reconnaissant que mon équipe m’ait si bien soutenu», dit Carlo avec le recul. «Le fac-teur décisif a clairement été l’avis de mon kinésithérapeute, dont la philosophie était de renoncer à une opération.» La situation actuelle corrobore sa décision. «Le genou va bien. Il peut résister aux contraintes. Ça m’a pris du temps pour le comprendre. La saison dernière n’a pas été très fructueuse, mais j’essaie de le voir positivement – après une telle bles-sure, il faut juste du temps pour revenir à 100%. L’ambition ne doit pas trop prendre le dessus.» Une attitude saine, qui exige certainement aussi quelques années d’expérience.

OchsnerSport_CarloJanka_Training_Teaser_2019

«La grande force de Carlo, c’est qu’il connaît maintenant très bien son corps et qu’il prend les bonnes décisions en conséquence», explique l’entraîneur. «Mais cela génère aussi le plus grand défi: trouver la bonne intensité pour tout. Le genou est oublié, mais le dos pince de temps en temps. Et il y a certaines choses dont il faut tenir compte au niveau de l’alimentation. Pendant l’entraînement, un équilibre entre les phases d’effort et de repos est donc nécessaire.» C’est pour cette raison que le programme d’entraînement est parfaitement adapté à l’athlète – et aussi varié. «Un skieur doit être extrêmement polyvalent. Il doit avoir la capacité d’apporter la composante de puissance. En même temps, il doit avoir de l’endurance.»

Pour l’entraînement de Carlo Janka, cela signifie une alter-nance de séances de musculation et d’endurance. Et aussi que les parties du corps qui doivent être renforcées pendant l’entraînement alternent tout au long de la semaine. C’est dans les jambes qu’un skieur a besoin d’un maximum de puissance. Suivent ensuite le dos ainsi que le tronc, qui est constamment pris en compte. Pendant la phase de préparation, environ cinq séances de musculation figurent à l’ordre du jour. Pendant la phase où l’objectif est de rendre l’athlète plus fort – c’est-à-dire d’augmenter sa force – le plan d’en-traînement affiche des exercices avec moins de répétitions mais avec une charge maximale. Lors du développement de la force d’endurance, par contre, le nombre de répétitions augmente, mais les poids ne sont pas à la limite maximale. «Pour le développé couché par exemple, nous sommes maintenant à 36 kilos de chaque côté. Pour cela, nous utilisons délibérément des haltères et non des barres continues avec des poids. Ainsi, chaque moitié du corps doit faire son travail. Sinon, il y a un risque qu’une partie travaille plus que l’autre», explique Janka. «Si je pouvais choisir le contenu de ce que nous faisons, je choisirais des séances courtes et difficiles avec beaucoup de poids. Elles me procurent plus de plaisir. «Cela est sûrement dû au fait que j’ai plus de puissance que la saison dernière. C’est pourquoi l’accent est plutôt sur la force pour cet hiver. Le sportif professionnel ré-sume: «J’ai manqué de force la saison dernière, surtout dans des conditions difficiles. Dans un tel contexte, il est vraiment dur de rester parmi les meilleurs.»

OchsnerSport_CarloJanka_Smartphone_Teaser_2019

Pendant les exercices, l’entraîneur Michi Bont prend des photos ou des vidéos avec son smartphone. Il peut alors montrer à l’athlète comment il a effectué les exercices. «Si de petites imperfections se glissent dans la posture, ce n’est pas bon. Surtout lorsqu’il y a des parties du corps qui peuvent réagir de manière sensible à de telles sollicitations erronées. Si l’athlète effectuait l’exercice une seule fois, ce ne serait pas un problème. Mais nous répétons les mouvements encore et encore», explique Michi Bont. Pendant que l’entraîneur termine la phrase, Carlo revient avec un livre ouvert dans lequel les exercices sont illustrés. Les deux en discutent brièvement, puis l’athlète se rend à la tour et fait quelques tractions. Il jette ensuite un regard interrogateur vers l’entraîneur. Ce dernier hoche la tête pour confirmer. Une équipe bien rodée.

«J’apprécie vraiment que Carlo aime s’informer sur les nouvelles approches. Il m’oblige ainsi à rester vigilant. Nous regardons souvent les exercices ensemble et nous nous concertons pour savoir si nous pouvons en reprendre cer-tains», explique Michi Bont. «Les nouvelles impulsions sont importantes, qu’il s’agisse d’une méthodologie, d’un change-ment d’orientation ou d’un simple changement d’environne-ment. La même habitude mène à la routine – et la routine est dangereuse.» Pour que la routine en question ne s’immisce pas, l’entraîneur – qui est généralement plus classique avec un bloc-notes, des notes et un stylo – aime parfois recourir à des aides techniques, telles que sa dernière acquisition: des projecteurs de lumière qui non seulement brillent dans différentes couleurs, mais qui servent aussi de point de contact pour l’athlète. Ces luminaires peuvent être fixés de manière variable sur des objets ou sur le sol. A vos marques, prêts, partez! Et entre les deux, on passe d’une lampe à l’autre dans un sprint à bloc. Le programme d’entraînement des athlètes de haut niveau est extrêmement varié. Et il est également adapté individuellement aux besoins de l’athlète. Le duo Janka/Bont arrive chaque année à tirer à nouveau le maximum de la préparation.

 

PRÉPARE-TOI AUSSI POUR LA PISTE DE SKI

Découvres notre gamme complète de fitness.